Que faire si vous trouvez un animal sauvage blessé, malade ou en danger ?

 

Apporter les soins adéquats à la faune sauvage ne s’improvise pas. Comme nous, les animaux en détresse ont besoin d’être pris en charge par du personnel qualifié et/ou par des professionnels.

En Wallonie, seuls les CREAVES sont habilités à prendre en charge les animaux sauvages malades ou blessés.

 

Dans l’intérêt de l’animal, n'essayez pas de le soigner ou de le nourrir vous-même : c'est l’une des principales causes d'échec. 

Chaque espèce exige des soins particuliers. Les gestionnaires des CREAVES les connaissent. Dans l'intérêt même de l'animal, il vaut donc mieux ne rien tenter soi-même. 

D'autre part, il est interdit de détenir chez soi, même malade ou blessé, un animal protégé !

 

Seule une réaction rapide de votre part pour nous apporter l'animal permettra de poser un diagnostic correct et de prodiguer des soins adaptés, voire de consulter un vétérinaire si nécessaire. 

 

Tout comme les soins, la détention et le transport d’espèces sauvages et protégées sont strictement interdits, excepté lors du transfert vers un centre de revalidation pour la faune sauvage tel que le CREAVES. 

 

1. Analyser la situation

JEUNES – Certains jeunes animaux peuvent paraître abandonnés alors que les parents ne sont pas loin. Ils se cachent simplement en attendant que vous partiez…

S’il n’y a pas de danger immédiat (route, prédateur), ceux-ci ne nécessitent aucune intervention. C’est parfois le cas, par exemple, avec les jeunes faons, chouettes hulottes, chevêche d'Athéna, merles noirs …

 

Au contraire, si un jeune animal court un danger immédiat (route, prédateur), que vous le voyez depuis longtemps sans ses parents, ou que vous voyez une blessure apparente : il faut le récupérer sans attendre.

 

ADULTES – Voici quelques comportements anormaux qui confirmeront qu’un animal est en détresse et qu’il est alors nécessaire de nous appeler :

 

Un animal sauvage qui se laisser approcher.

Croiser un hérisson en pleine journée.

Un animal qui présente une quelconque blessure.

Un oiseau qui ne vole pas. Celui-ci pourra toujours marcher, mais il ne vivra pas sans pouvoir voler.

 

2. Couvrir l’animal

Une serviette est idéale pour vous aider à attraper l’animal en toute sécurité. Mettez-vous derrière lui et placez le haut de la serviette sur sa tête pour le recouvrir entièrement, tête et pattes comprises. Le fait de placer l’animal dans l’obscurité sous la couverture diminuera son stress, vous mettra en sécurité et facilitera son attrapage.

 

 

ASTUCE – Si possible, aidez-vous d’un mur ou d’autres personnes pour encercler l’animal.

 

 

3. Attraper l’animal

Une fois l’animal entièrement recouvert, attrapez-le et tenez-le fermement. Il est important que la tête et les pattes restent bien couvertes. Pour un rapaces, méfiez-vous surtout des serres, très puissantes ; lancez-lui un chiffon auquel il s'accrochera, vous épargnant ainsi de profondes blessures. Méfiez-vous également des coups de bec qu'un oiseau (le héron en particulier) effrayé pourrait vous donner.

 

 

 

Portez également une grande attention aux morsures de mammifères (renard, blaireau, raton-laveur, chauve-souris, …).

 

4. Mettre l’animal dans un carton adapté

Un animal sauvage n’apprécie pas le contact avec l’homme : il le voit comme un prédateur. Rester proche de lui le stressera et diminuera ses chances de survie. Placez-le sans attendre dans un carton adapté à sa taille et dans lequel l’air peut circuler (faites quelques trous). Placez ensuite le carton dans le noir et au calme et surtout dans une pièce tempérée : cela diminuera son état de stress et facilitera le sauvetage.

 

SI C’EST UN OISEAU – Evitez les cages à oiseaux, grillagées ou à barreaux. Utilisez un carton : cela évitera qu’il ne s’abîme les plumes.

SI C’EST UN MAMMIFERE – Mettez un chiffon au fond du carton afin qu’il puisse se cacher : cela diminuera son stress.

ADAPTER LA TAILLE DU CARTON – Ne pensez pas qu’un carton trop grand sera mieux pour l’animal. Plus il pourra se déplacer à l’intérieur, plus les risques qu’il se blesse seront grands. Le cas échéant, comblez l’espace avec des serviettes. Fermez la boîte avec de la ficelle ou du papier collant.

AJOUTER UNE BOUILLOTTE – Ou une bouteille en plastique remplie d’eau chaude (non bouillante) et placez-la sous une serviette. Un animal en état de choc ou faible a tendance à tomber en hypothermie, ce qui peut provoquer sa mort. Mettre une bouillote peut lui sauver la vie.

 

 

 

5. Ne rien donner à boire ou à manger

Si l’animal présente une défaillance (hypothermie, mauvais fonctionnement d’un organe…), le fait d’ingurgiter quoi que ce soit peut causer sa mort.

 

De plus, chaque espèce a un régime alimentaire dont seuls des spécialistes connaissent les particularités. Ne pas se fier à internet : tout le monde peut y mettre n’importe quoi. Nous y trouvons souvent beaucoup de bêtises…

Ne leur donnez JAMAIS du lait de vache, du pain ni des médicaments pour les humains.

 

6. Contacter le Centre le plus proche

Contactez le Centre de soins / le CREAVES  le plus proche de chez vous, le plus rapidement possible.

http://biodiversite.wallonie.be/fr/que-faire.html?IDC=3555

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

! ATTENTION !

- Ne pas mettre l'animal dans les bras d’un enfant. Bien que blessé ou malade, l’animal reste sauvage et son comportement imprévisible : un accident est vite arrivé.

- Ne pas exhiber votre trouvaille. Evitez de le donner en spectacle autour de vous (voisins, enfants, …), de le prendre en photo avec flash ou via l’éclairage du Smartphone, de générer tout bruit ou stress autour de lui, … et apportez-le directement au CREAVES le plus proche. Pas de gestes brusques ni de cris. Vous limiterez ainsi le stress répété de l’animal, susceptible d’aggraver son état, ou d’entraîner sa mort.

- Ne pas entraver l’ouverture du bec d’un oiseau. Certaines espèces d’oiseaux marins sont dépourvues de narines : la fermeture prolongée du bec peut conduire à l’asphyxie et donc à la mort de l’oiseau.

- Ne pas mettre l’animal dans un sac en plastique. Il risque de suffoquer. De plus, un sac n’est pas assez rigide pour être propice au transport : à coup de dents, bec ou serres, un sac est vite déchiré.

- Ne pas forcer un animal blessé à boire ou à manger. En cas de lésions internes de l’appareil digestif, ceci aurait pour effet d’entraîner sa mort.

- Ne pas pratiquer un quelconque soin sans avoir eu l’accord d’un spécialiste de la faune sauvage. Les soins sont très différents de ceux prodigués aux hommes ou aux animaux domestiques. De plus, ceci est interdit par la loi !

© 2021 by Romain De Jaegere & Steven Lemaire - Tous droits réservés - creaves.namur@gmail.com
Siège social: Rue du Charbonnage, 2 à 5150 Floriffoux
  • Facebook Social Icon